Le Bic, un village et un parc

Le Bic, un village et un parc

L'eau, le vent et les vagues (Automne 2010)

         

          Mon premier passage sur le parc en 2011. Un voyage de pierres et des rouleaux de treillis dans un coin du stationnement de la ferme Rioux, une petite pelle hydraulique dans l'agora du chalet Desjardins. J'ai d'abord pensé à  des améliorations sur certains terrains ou encore des ajouts de sentiers ou de belvédères. Du nouveau pour cette saison 2011, c'est fantastique!

          Quelle ne fut pas ma surprise quand je suis arrivé près de la plage au chalet Desjardins? Les grandes marées de décembre 2010 ont fait des dégâts considérables. L'eau est montée jusque derrière le chalet mais, heureusement, il ne semble pas y avoir eu de dommages importants à celui-ci. Le chemin du nord, sentier pédestre qui mène au cap à l'orignal, est impraticable sur de longues distances. Les vagues ont balayé le sentier et ont tout dévasté sur leur passage. La végétation au sol est complètement disparue et les arbres sont entourés de sable de plage. Du jamais vu à cet endroit, je pense.

    

          Un peu plus loin, juste avant d'entreprendre la pente qui nous éloigne du fleuve, là où la piste cyclable côtoie le chemin du nord, un ponceau aménagé avec des cages de broche et de la pierre a été complètement emporté et le sentier a été entièrement coupé à cet endroit. On a d'ailleurs entrepris les travaux de réfection de cette infrastructure.

          Le sentier a été endommagé sur  plusieurs mètres dans l'anse à Damase et dans l'anse à voilier. L'eau est montée jusqu'à  la maison Feindell mais là encore il ne semble pas y avoir de dommages à la structure ou à l'apparence du bâtiment. Cependant, des résidus de bois, d'algues et de varech jonchent la plage et se sont même  accumulés jusque sous le perron. Un immense tronc d'arbre sur lequel on pouvait s'asseoir depuis plusieurs années a été déplacé sur plusieurs dizaines de mètres; signe incontestable de la force des éléments.

          Des sommes importantes seront sans doute nécessaires pour remettre le tout en état avant l'ouverture officielle de la saison 2011.

          Beaucoup de visiteurs en ce dimanche de mai dont un grand nombre de touristes européens. En entendant une réflexion venant de l'un d'eux qui disait: "Ce parc serait très beau s'il était mieux entretenu". J'ai éprouvé le besoin d'expliquer! "Ce désordre a été causé par le mouvement des marées et les manifestations de ce phénomène ont été particulièrement dévastatrices en décembre dernier" j'ai ajouté quelques exemples éloquents et affirmé que les travaux de réparation seraient sans doute terminés dans quelques semaines pour l'ouverture officielle de la saison. Il a rétorqué, l'air un peu perplexe: "Vous semblez dire que c'est l'eau qui est montée jusqu'ici et qui a occasionné ces amas de détritus et tous ces dégâts." "Oui! c'est bien la marée qui a occasionné tout ça" lui ai-je répondu. "Et l'eau, elle monte comme ça tous les ans?" m'a-t-il questionné. J'ai répondu "Elle monte et redescend deux fois par jour" et en continuant un bout de balade ensemble, au meilleur de mes connaissances, je lui ai expliqué le phénomène des marées. « …. Et, en décembre dernier, une conjoncture d'éléments : force d'attraction de la lune, vents favorables, fortes pluies et absence de glace sur le fleuve  ont amplifié le phénomène au point de causer toutes ces avaries. Et, le phénomène de réchauffement de la planète a peut-être contribué à amplifier le phénomène, puisque c'est du jamais vu.

          Pour illustrer mon explication, je lui ai demandé d'observer attentivement le niveau de l'eau. Celle-ci baisse présentement, dans quelques heures, le bord de la plage se retrouvera à cent ou cent-cinquante mètres du point où il est présentement. "Vous pourrez constater par vous-même, au retour de votre promenade, dans deux ou trois heures! Et c'est comme ça tous les jours: six heures ça monte, six heures ça descend; c'est un cycle perpétuel." Je lui ai souhaité bonne balade et bon séjour dans notre beau coin de pays, puis je suis parti.     

          "Hey monsieur?" je me suis retourné pour savoir ce qu'il voulait. "Comment vous êtes certain que l'eau descend?..." "Observez bien le bord de l'eau: celle-ci est calme et la plage est mouillée sur près d'un mètre; l'eau mouille le sable et continue de descendre. Si l'eau montait, le sable serait sec." L'évaluation est beaucoup moins évidente quand l'eau est agitée ou que le soleil sèche le sable à mesure que l'eau descend. Aujourd'hui, comme ce n'est pas très chaud et que l'eau est calme, on peut facilement observer et conclure que l'eau descend." Il a planté un bout de bois dans le sable près de l'eau, sans doute pour vérifier mes dires à son retour; puis nous sommes partis chacun de notre côté.




16/05/2011
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